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Mardi 29 janvier 2008
On ne  peut plus flipper tranquille.  Mon  déménagement, ou plutôt le transfert de mes affaires de mon appartement  à la maison de mes parents s'est merveilleusement bien passé. Je vais finir par ne plus croire à la loi de Murphy, la célèbre loi de  la tartine de confiture qui affirme que quand un problème peut arriver, ça arrive à tous les coups. Un contretemps aurait pu survenir de temps à autre, même léger, mais non, rien.

Le vendeur de Rent a car a été très sympa, me demandant comment j'allais et parlant  avec moi comme si  j'étais un habitué de la maison. Le remplissage du camion s'est fait en un  temps record grâce aux amis Marie et Canari Vert, Marie allant jusqu'à dépasser ses limites physiques quand il s'est agi de soulever les cartons. Le temps d'une petite balade touristique dans la campagne poitevine, nous étions chez mes parents et il n'a pas fallu bien longtemps pour tout entasser dans le garage. Un déjeuner équilibré  et une balade touristique dans la campagne poitevine en sens inverse plus tard, nous rendîmes le camion à mon pote de Rent a car encore plus neuf qu'il ne l'était, ou presque. Il me reste maintenant du temps pour faire le ménage dans mon appart avant l'état des lieux, largement assez de temps. Dans ces conditions, mon pessimisme légendaire ne va pas faire long feu. Tant mieux, sûrement, cela n'accordera que plus de crédit à ma politique du changement expliquée précédemment.


Qu'est-ce qui pourrait encore compromettre mon départ pour Paris ? A part l'attaque de Poitiers par un monstre géant la veille de mon départ comme dans le film Cloverfield (sortie le 6 février, très bon film allez le voir), je ne vois pas. Il ferait exploser le Leclerc, décapiterait la petite statue de la Liberté de la place de la Liberté et je le filmerais avec mon téléphone portable, ça serait cool. Mais ça n'arrivera pas. Arrêtons donc d'être pessimiste et envisageons l'avenir avec sérénité. A moins que je ne puisse plus partir si... Non, à moins que rien.
Par hachene
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Vendredi 25 janvier 2008

Je pars pour Paris dans une semaine, et je flippe. Je ne connais pas Paris et j'ai de l'inconnu, de l'avenir, des responsabilités, tout ça. Pourtant, il n’y a encore pas si longtemps, je ne rêvais que d’une chose : partir de Poitiers. A Poitiers, la chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. Fuir, fuir, là-bas à Paris je sens que des oiseaux sont ivres d’être parmi l’écume inconnue et les cieux ! Etc.

 

Une semaine avant le grand départ, je cherche des excuses pour ne pas faire face à mon destin. Je pourrais rester chez moi le 1er février et dire que j’ai oublié de venir à la Recette Générale des Finances de Paris. « Ah, j’avais rendez-vous ? Désolé, le Poitiers Magazine sort aujourd’hui et je voulais pas le louper dans ma boîte aux lettres, y’a un nouveau  poster de Brian Joubert. » Ou encore : « Je peux pas quitter Poitiers, c’est la ville qui possède la plus grande proportion de célibataires en France. Comment je vais faire pour trouver l’âme sœur à Paris ? »

 
Heureusement pour mon futur, ma situation sociale, mon compte bancaire et ma vie en général, une partie de moi-même semble être moins encline à se chercher des excuses bidons que les autres. Sans presque m'en rendre compte, j'ai un logement qui m'attend dans l'est de Paris, mon billet de train pour le 31 janvier, une camionnette de réservée pour vider mon appartement, et une liste des choses à faire avant de partir qui se vide petit à petit. Soit une préparation de départ étonnamment facile, surtout pour moi qui apprécie de pouvoir me noyer dans un verre d'eau de temps à autre. Comme quoi la peur n'empêche pas d'accomplir des choses. Sur ce, j'y retourne, mon corps va remplir des cartons pendant que mon esprit essaie de se persuader que tout cela n'est qu'un rêve et qu'en réalité je resterai chômeur pour l'éternité.

 

Par hachene
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Mercredi 23 janvier 2008

Puisqu'il vaut mieux tard que jamais, bonne année ! Passons sur les  bugs qui ont mis mon blog dans un piteux état, attendons sans  nous éverver qu'ils soient corrigés, et remercions les visiteurs qui continuent à lire mes (rares) articles malgré ces modules sens dessus dessous et cet entête en vacances de Noël prolongées.


Cela fait des mois, voire des années, que je suis obsédé  par le changement.  Le titre d'un de  mes  anciens articles l’atteste (Changements, déjà, comme quoi mes titres, eux, ne changent pas.), et s’il est vrai que comme dirait l’ami Snake Plissken, plus les choses changent plus elles restent les mêmes, les choses vont bel et bien changer pour moi en 2008. Dans 8 jours, je quitte Poitiers pour aller vivre à Paris.


Explication flash-back. Jeudi 29 novembre 2007, 18H13. Je recharge pour la 5478ème fois la page des résultats de la session 2007 du concours d’agent d’administration du trésor public tout en me bouffant les ongles. La page reste vide, et mes dents ont déjà bien commencé à attaquer mes doigts proprement dits. Soudain, le téléphone sonne. Les bouts de moignons sanguinolents qui prolongent mes mains attrapent fébrilement le combiné. C’est une dame de la trésorerie qui m’appelle pour me donner les résultats du concours. Et là, c’est le drame. Je suis tellement stressé que je ne comprends pas ce qu’elle dit.

 

 -Pardon ?

 

 -Vous êtes admis au concours d’agent d’administration du trésor public, félicitations !

 

Et là, c’est le drame. Je suis tellement stressé que… Bon, c’est vrai que je lui ai fait répéter 3 fois, mais un homme averti 3 fois en vaut au moins 2, et je pense que la gentille dame de la trésorerie ne m’en a pas tenu rigueur. Toute la soirée, il fit plein soleil dans la rue, les gens souriaient, chantaient et dansaient, Poitiers était le paradis sur Terre, et c’était la fête car j’avais atteint le but que je m’étais fixé il y a maintenant plus de 5 ans : réussir un concours administratif. Et quand je réussis quelque chose, il fait plein soleil etc.

 

Quelques semaines plus tard, j’appris que j’allais travailler dans la trésorerie d’un des vingt arrondissements de Paris, que je commencerais la formation le 1er février 2008, et que je logerais pendant un an dans un foyer du ministère des finances le temps de voir venir.

 

Une nouvelle ville, un nouveau travail, et une nouvelle reprise de blog : voilà pour le changement. Plus d’argent, plus de rencontres, et plus d’articles en 2008 ? Pourquoi pas…
 
Par hachene - Publié dans : hachene
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Samedi 8 septembre 2007
Aujourd'hui, il a fait beau, et il n'en faut pas forcément plus pour me donner envie de reprendre mon blog, après une longue hésitation sur l'utilité, les qualités et la pertinence de ce blog. Rien d'inhabituel, finalement. On dira que j'ai pris des vacances de quatre mois, voilà tout.

La rentrée a commencé hier soir avec une interrogation : quelle est cette émission étrange sur TF1 ? On y voit une trentaine de gorilles qui courent sur dix mètres, qui se sautent dessus, qui recourent sur dix mètres, qui se resautent dessus, etc. De temps en temps, pour rompre un peu cette monotonie, l'un d'eux se met à saigner abondamment au visage. Wallou, venu dans l'espoir de m'initier au sport, me dit que ça s'appelle du rugby et tente de m'expliquer les règles. Je savais depuis plusieurs semaines que le rugby servait à vendre des burgers, de la lessive, des assurances et tout ce qui peut avoir un vague rapport avec le chiffre 15, mais pour ce qui est du sport en lui-même, j'étais parfaitement ignorant. Je le suis toujours, le match France-Argentine m'ayant fait copieusement bailler. Heureusement, je ne devrais pas me poser de questions trop longtemps à ce sujet, car Wallou est formel : même si les Français passent, ils se feront massacrer en bonne et dûe forme par la Nouvelle-Zélande sans aucun espoir de survie, avec ou sans Sébastien Chabal.

Ainsi pourrai-je sereinement oublier le rugby pour me concentrer sur le reste : ma recherche d'appartement et le déménagement qui en découlera en octobre, mon concours d'agent du trésor public de mercredi prochain, le retour de l'émission Tea Time ciné demain à 18 heures sur Radio Pulsar, la reprise de Babylon Studio et autres petites choses qui rendent la vie plus intéressante qu'un match de rugby France-Argentine...
Par hachene - Publié dans : hachene
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Vendredi 18 mai 2007
Ça devait être l'évènement du mois, après Spider-Man 3 bien sûr. Zodiac sortait enfin hier. Ce n'était pas vraiment ce film en particulier que j'attendais, mais juste le retour de David Fincher, qui se faisait rare depuis Panic Room. J'étais en manque de films cultes à la hauteur de Fight Club. Pour son nouveau film, il fallait du lourd, du fillm coup de poing.

Un autre que moi ne se poserait pas autant de questions en allant au cinéma. Quelle est la meilleure place pour profiter au mieux d'un film ? Dois-je suivre mes amis au fond de la salle parce que leurs yeux, fragiles, n'aiment pas le troisième rang ? Ne vais-je pas avoir l'impression de regarder la télé en étant si loin de l'écran ? Je débranche à temps mon cerveau pour ne pas avoir à répondre à ces vaines questions et regarde les publicités en participant de temps à autre aux conversations qui ont lieu autour de moi. Une jeune fille d'une taille respectable à l'abondante chevelure est assise juste devant moi. Ne va-t-elle pas gêner ma vue ? Comme j'avais débranché mon cerveau, je ne répondis à cette question ni avec des paroles ni avec des pensées, mais avec des actes, c'est-à-dire en me mettant bien droit sur mon siège et en levant la tête pour lire les sous-titres. Le seul inconvénient des versions originales sous-titrées survient quand une tête dépasse un peu trop du siège devant vous.

Cain part perdant avant le début de Zodiac. Avant même d'entrer dans la salle, il a l'impression qu'il va voir l'adaptation cinématographique de la série de TF1 avec Françis Huster. Le film de Fincher n'a rien à voir avec le machin pré-cité. Zodiac relate l'histoire vraie d'un flic, d'un journaliste et d'un dessinateur de presse dont les vies vont se croiser régulièrement pendant plus de dix ans à l'occasion de la traque d'un tueur en série qui revendiqua une quinzaine de meurtres en Californie durant les années 70. A la fois polar, documentaire et fresque intimiste, l'oeuvre de Fincher s'étale sur 2h40 mais n'ennuie jamais. Ou alors très peu. Il faut dire que ce n'est ni Seven ni Fight Club. Pas de scènes coup de poing ni de grosses scènes d'action, juste une maîtrise tranquille de la mise en scène. Les meurtres sont tout de même montrés, surtout dans la première heure, mais l'horreur reste subtile. A part ça, très bonne ambiance seventies, très bonnes chansons et très bonne musique, et très bons acteurs, Jake Gyllenhall et Robert Downey Jr en tête. Très bon film, alors ? J'attendais un peu mieux de Fincher mais oui, très bon film. Et puis sinon, l'affiche française (celle du haut) est moche comparée avec la superbe affiche américaine, mais ça ne doit pas être de la faute de Fincher.
Par hachene - Publié dans : Cinéma
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Mardi 15 mai 2007
Dans la série "Le printemps du changement", je pénétrai tout récemment dans un endroit mystérieux dont j'avais presque fini par oublier l'existence, faute d'intérêt pour ce genre de commerce. Il y a du lambris au plafond, des magazines dans un coin, des miroirs, des photos de jeunes gens bien coiffés qui prennent un air un peu prétentieux, et même une pendule avec les aiguilles en forme de ciseaux. Mes doutes se confirment : je suis chez le coiffeur. Cinq mois que je n'y étais pas allé, et cela ne me manquait pas. Mais se laisser pousser les cheveux a ses inconvénients. Avoir la vue bouchée au moindre coup de vent en fait partie. Il faut également choper le petit coup de tête sur le côté qui repositionnera discrètement la coiffure toutes les trois minutes. Le changement capillaire s'avérait donc nécessaire.

Pourtant, ça ne manque jamais : à chaque fois, j'hésite devant la porte, me disant que ma coiffure est très bien comme ça, que si j'attends encore mon look n'en sera que plus rock n roll. Je peux presque entendre mes cheveux me parler et me convaincre de les laisser tranquilles. Dans Spider-Man 2, le docteur Octopus a un peu le même problème avec ses tentacules, qui s'adressent directement à son cerveau dans le but de l'obliger à faire le mal. Mais il parvient in extremis grâce à sa volonté à prendre le dessus et à écouter son sens du sacrifice. C'est pareil avec mes cheveux, je pousse la porte et m'assieds avec conviction dans le fauteuil.

Attendant mon tour, je chante dans ma tête la chanson Hairdresser on fire, de Morrissey. "So can you squeeze me into an empty page of your diary and psychologically change me ? I've got faith in you". Il s'agit aussi de cela, étudier l'aspect psychologique de la coiffure. Me sentirai-je différent en rentrant chez moi ? Pour le savoir, il n'y a qu'une seule solution. Quand la coiffeuse me demande ce que je veux, je montre la photo d'un bellâtre aux cheveux courts. J'aurais également aimé avoir le reste du physique du mannequin, mais je supposai que cela serait plus difficile à obtenir. Je m'en tins à sa coiffure.

Je voulais avoir les cheveux courts, j'ai été servi. Cain m'a appelé Kojak, et question changement de psychologie, je peux presque passer avec un peu d'imagination pour un militaire en civil. Mais je ne passe plus un quart d'heure le matin à me sècher les cheveux et je ne m'énerve plus contre le vent et la pluie. Et en plus, les cheveux ça repousse. Que des avantages, donc.
Par hachene - Publié dans : hachene
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Lundi 14 mai 2007
Coincidence ou pas, mon PC est tombé en panne à la même période que les élections. Voici un parallèle changement de Président de la République/changement de carte mère tout trouvé.  Il y a 3 semaines, à la suite d'un calamiteux test de barettes de mémoire, ma vieille carte mère, jusque-là fidéle et robuste, refuse de faire démarrer correctement mon PC et se borne à la place à émettre des séries de 3 bips stridents. Renseignement pris sur le net, le problème viendrait de la Ram, avec également une probabilité pour un processeur ou une carte graphique défectueux. A moins que l'alimentation ne se soit mise à faire des siennes.

Devant ces précisions fort instructives et quelques tests peu concluants, que faire ? Garder la tête froide et trouver une solution dans le calme ou me noyer dans un verre d'eau et visualiser prématurément le deuil de mon PC tout entier et me préparer à faire la manche pour trouver de quoi me payer une nouvelle bécane ? J'optai pour la seconde solution, à la différence près que je jugeai bon de remplacer la mendicité par l'espérance d'une intervention divine. Des fois ça marche. En utilisant à peu de choses près le procédé nommé précédemment, nous venons d'accueillir dans l'appartement pour le compte de Babylon Studio une belle photocopieuse qui répond (ou plutôt qui ne répond pas) au doux nom de Pomponnette. Quoique, il a fallu aller la chercher à son ancien domicile, et ce ne fut pas chose aisée que de déplacer une telle locataire, Lepithec et Cain en savent quelque chose. Elle est désormais bien installée, ronronne tranquillement quand on appuie sur le gros bouton vert qui déclenche la photocopie, et n'occupe pas plus de la moitié du couloir.


L'attente du divin ne s'avérant pas être la meilleure solution, il fallut bien agir. Le réparateur ne fut pas gratuit, mais rapide, sympathique et efficace, ça il le fut, et c'est le plus important. J'ai maintenant une nouvelle carte mère, tout comme nous avons un nouveau Président de la République. Je n'ai pas vraiment voulu cette nouvelle carte mère, tout comme une certaine partie  des Français n'ont pas voulu ce nouveau Président, mais c'est comme ça et il faudra bien faire avec, même si les conséquences engendrées par ces deux changements seront bien évidemment de tailles très différentes.

Un autre évènement eut lieu pendant l'agonie de ma carte mère : la sortie de Spider-Man 3, que j'attendais comme le Messie, et peut-être même plus. Au final, ce n'est  pas l'immense chef-d'oeuvre tant attendu, mais c'est tout de même un grand film sombre et réaliste sur les tracas de l'existence et les tourments de l'âme. Ici, le grand méchant n'est ni l'Homme-Sable ni Venom. C'est la vie elle-même, qui éloigne ceux qui s'aiment, empêche deux amis de se retrouver après s'être réconciliés, et complique toujours tout quand on voudrait tant que les choses, en particulier l'amour, restent simples. Il faut le voir au moins deux fois pour saisir toutes les subtilités de l'histoire. Si si.

Le plus grand défaut du film est bel et bien le doublage français, tout simplement honteux. Dans le film, Peter Parker tente de pardonner à ceux qui lui font du mal, lui-même et les autres, mais dans la réalité, il est impossible de pardonner aux doubleurs. S'il n'y avait que les voix peu convaincantes et les scènes comiques qui tombent à plat, ça pourrait presque passer. Mais Bruce Campbell pourra-t-il s'empêcher de faire un procès au studio de doublage quand il s'apercevra que sa géniale et hilarante prestation de serveur français a été remplacée par une imitation pourrie de serveur italien ? C'est en vouloir personnellement au réalisateur Sam Raimi que d'avoir changé la nationalité du restaurant, alors que l'inscription "Restaurant La Constellation" est pourtant bien visible sur un mur. Tous les spectateurs qui n'ont pu voir comme moi les deux versions ont raté le meilleur du film. Voici enfin la preuve formelle que préférer la version originale sous-titrée à la version française n'est pas qu'une manie de cinéphile intello.

Même après l'avoir vu deux fois, je me rends compte que j'ai porté un peu trop d'attentes sur Spider-Man 3. De meilleure manière encore que la leçon un peu trop appuyée sur le pardon et la rédemption, le film m'aura appris qu'il ne faut pas trop attendre des gens et des choses, que ce soit de Sam Raimi, de Ségolène Royal, de la vie ou du reste. Un changement de mentalité utile ?
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Mercredi 18 avril 2007
Mardi 17 avril 2007, 16h30. Après quelques révisions de concours, je me demande comment je vais occuper ma précieuse après-midi. Jouer à la Xbox ? Pas très utile pour la société. Prier le dieu du cinéma pour  que le CGR organise une avant-première de Spider-Man 3 ? C'est une idée, mais ne puis-je trouver mieux ? Je faisais les cent pas et commençais à cruser le sol l'air soucieux façon oncle Picsou quand l'évidence m'apparut : tous les indices concordaient. Il fait beau, j'ai du temps devant moi, Winamp passe le nouveau Nine inch nails (un groupe vaguement culte de rock-metal-indus-electro) à un volume respectable, et la cuisine est digne d'être inspectée par les animatrices de C'est du propre sur M6. L'heure est enfin venue pour le ménage de printemps.

Comme dans les pubs, les enfants souriants en moins, j'aspirai, récurai et nettoyai, et tout brilla. Il manquait aussi l'odeur d'eucalyptus, la fille qui me félicite parce que j'ai fait le ménage et Monsieur Propre qui fait un clin d'oeil à la fin, sans doute parce que j'avais utilisé du Cif. Mais à part ça, je n'avais pas perdu mon temps, et ce n'était pas rien.

Le lendemain matin, accompagné d'une légère migraine, je retrouvai ma meilleure ennemie la poussière dans le salon, en petite quantité certes, mais assez présente pour me faire comprendre que je devrai recommencer dans une semaine si je veux laisser l'appartement propre. Une prochaine victoire de Canard ?
 
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Jeudi 12 avril 2007
Dans la série "Nous sommes tous différents", voici venir la fabuleuse histoire de la résistance aux températures extérieures. C'était un temps lointain où notre mère la Terre était encore dans un état presque correct. L'hiver, il faisait froid. Chaque année, je renforçais ma résistance aux basses températures à coups de force psychologique et de programmation neuro-linguistique genre "il ne fait pas froid, il ne fait pas froid, il ne fait pas froid". Et finalement c'est arrivé, il ne fait plus froid l'hiver, il fait doux. Et au printemps en avril, il fait chaud. Pas parce que je l'ai décidé, seulement à cause du réchauffement climatique, l'effet de serre tout ça. Certains frileux et certaines frileuses ont l'air d'apprécier, mais pas moi. Ça valait bien le coup de s'entraîner à résister au froid.

Dans ces conditions, il devient bien périlleux d'aller courir avec Wallou avant 21h. Quand je cours sous les cruels rayons du soleil qui chauffent mon corps qui ne demandait rien, je repense à cet épisode de Six feet under où le mort du début de chaque épisode se fait griller le cerveau parce qu'il a trop couru sous le soleil. Certes, j'ai encore de la marge, mais malmené par la chaleur, mon temps au 5 km en prend un coup. Mais course ou pas, l'été sera chaud, dans les t-shirts, dans les maillots. Et dans les affaires de footing aussi.
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Mardi 10 avril 2007
Le week-end fut un enchantement. Repas de Pâques en famille, promenade au bord du plan d'eau, parties de mini ping-pong et de Wii, ce genre de choses qui réchauffent autant le coeur que le soleil a réchauffé les corps en partie dénudés.

Dans un autre genre pour un autre genre de satisfaction, eut lieu ce matin le montage de l'exposition Babylon Studio au centre commercial des Cordeliers de Poitiers. Au bout de trois heures d'insertion de dessins dans des cadres et d'accrochage sur les grilles sous le regard vaguement curieux des passants, je commence à me demander si tout cela en vaut la peine. Quelques badauds regardent les cadres au sol alors qu'ils ne sont pas encore accrochés, un conseil régional nous file sa carte pour demander des subventions, un jeune nous lance deux fois de suite un "Salut les artistes!" en passant à notre proximité sans que nous ayons le temps de lui répondre. Au final, l'expo a un air plutôt attrayant. Au programme, des extraits de BD, des illustrations diverses et variées sur le thème d'Alice au pays des merveilles, et quelques poèmes de taille et de qualité variable dont je me suis modestement fendu dans le but d'agrémenter le cadre qui contient le texte de présentation de chaque auteur. Il y a même un cadre pour moi, avec une présentation à moitié second degré et un dessin de Lepithec censé me ressembler. Il faudra reprendre les opérations en sens inverse dans 10 jours, mais ça valait le coup.
Par hachene - Publié dans : hachene
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