Le vendeur de Rent a car a été très sympa, me demandant comment j'allais et parlant avec moi comme si j'étais un habitué de la maison. Le remplissage du camion s'est fait en un temps record grâce aux amis Marie et Canari Vert, Marie allant jusqu'à dépasser ses limites physiques quand il s'est agi de soulever les cartons. Le temps d'une petite balade touristique dans la campagne poitevine, nous étions chez mes parents et il n'a pas fallu bien longtemps pour tout entasser dans le garage. Un déjeuner équilibré et une balade touristique dans la campagne poitevine en sens inverse plus tard, nous rendîmes le camion à mon pote de Rent a car encore plus neuf qu'il ne l'était, ou presque. Il me reste maintenant du temps pour faire le ménage dans mon appart avant l'état des lieux, largement assez de temps. Dans ces conditions, mon pessimisme légendaire ne va pas faire long feu. Tant mieux, sûrement, cela n'accordera que plus de crédit à ma politique du changement expliquée précédemment.
Qu'est-ce qui pourrait encore compromettre mon départ pour Paris ? A part l'attaque de Poitiers par un monstre géant la veille de mon départ comme dans le film Cloverfield (sortie le 6 février, très bon film allez le voir), je ne vois pas. Il ferait exploser le Leclerc, décapiterait la petite statue de la Liberté de la place de la Liberté et je le filmerais avec mon téléphone portable, ça serait cool. Mais ça n'arrivera pas. Arrêtons donc d'être pessimiste et envisageons l'avenir avec sérénité. A moins que je ne puisse plus partir si... Non, à moins que rien.
Ça devait être l'évènement du mois, après Spider-Man 3 bien sûr. Zodiac sortait enfin hier. Ce n'était pas vraiment ce film en particulier que j'attendais, mais juste le retour de David Fincher, qui se faisait rare depuis Panic Room. J'étais en manque de films cultes à la hauteur de Fight Club. Pour son nouveau film, il fallait du lourd, du fillm coup de poing.
à voir avec le machin pré-cité. Zodiac relate l'histoire vraie d'un flic, d'un journaliste et d'un dessinateur de presse dont les vies vont se croiser régulièrement pendant plus de dix ans à l'occasion de la traque d'un tueur en série qui revendiqua une quinzaine de meurtres en Californie durant les années 70. A la fois polar, documentaire et fresque intimiste, l'oeuvre de Fincher s'étale sur 2h40 mais n'ennuie jamais. Ou alors très peu. Il faut dire que ce n'est ni Seven ni Fight Club. Pas de scènes coup de poing ni de grosses scènes d'action, juste une maîtrise tranquille de la mise en scène. Les meurtres sont tout de même montrés, surtout dans la première heure, mais l'horreur reste subtile. A part ça, très bonne ambiance seventies, très bonnes chansons et très bonne musique, et très bons acteurs, Jake Gyllenhall et Robert Downey Jr en tête. Très bon film, alors ? J'attendais un peu mieux de Fincher mais oui, très bon film. Et puis sinon, l'affiche française (celle du haut) est moche comparée avec la superbe affiche américaine, mais ça ne doit pas être de la faute de Fincher.
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